Le sélectionneur du XV de France, battu 17-32 par l’Afrique du Sud samedi au Stade de France, reconnaît la supériorité des doubles champions du monde. Mais il croit à une réaction de son équipe.
Comment le match vous échappe-t-il en seconde période ?
Fabien Galthié : Vers la 60e minute, on a trois temps forts. Ce ne sont pas des occasions franches, mais assez pour rester devant. On ne marque pas. Derrière, on concède une série de pénalités autour des 50 mètres et on passe beaucoup de temps à défendre notre ligne. Il y a ensuite le carton jaune pour Louis Bielle-Biarrey, puis un premier essai. Ils reviennent sur une pénalité gagnée en mêlée, encore une touche sur pénalité. Après l’heure de jeu, sur des pénalités au milieu du terrain, ils s’installent près de notre en-but, prennent la main sur le jeu et concrétisent leurs temps forts avec efficacité.
Êtes-vous déçu de l’apport du banc ?
FG: On avait misé sur un coaching fort, car leurs secondes périodes sont très bonnes cette saison. Ils ont clairement une stratégie: des fins de match puissantes, efficaces, dominatrices. On voulait opposer une équipe prête avant eux pour ne pas reculer. Ça a tenu jusqu’à la 60e, puis vous connaissez la suite. C’est une déception collective, pas un reproche aux entrants: ils ont tout donné.
En deux ans, l’équipe de France n’a pas assez progressé sur ses points faibles, notamment les duels aériens…
Les Sud-Africains ont les mêmes atouts, qu’ils ont même renforcés et mieux organisés. C’était leur dixième match de la saison; nous, on s’est retrouvés il y a une dizaine de jours. Ils travaillent de manière continue, structurée, tout est orienté vers la performance. Leurs points forts restent leurs points forts. On travaille aussi, mais dans ces domaines, ils ont encore été meilleurs. C’est une très grande équipe, et oui, on est déçus du résultat.
Cette nouvelle défaite change-t-elle votre approche vers la Coupe du monde 2027 ?
FG: On reste dans la continuité, ce n’est pas un reset. Cette défaite doit nous aider à traverser la période. Les joueurs ont beaucoup bossé en deux semaines. On va voir comment on digère, puis on enchaîne avec les Fidji et l’Australie. On va bien récupérer et basculer sur les Fidji. Ce n’est pas la première défaite: ces moments doivent nous faire progresser et nous rendre plus forts. On se prépare à gagner, mais aussi à affronter la défaite. À ce niveau, il faut savoir traverser le meilleur comme le plus dur.
Propos tenus en conférence de presse.