Rugby. Après sa sanction, le Stade Toulousain appelle à réformer le Salary Cap

Dans un courrier envoyé le 27 mars aux 30 clubs de Top 14 et de Pro D2, révélé par L’Équipe et consulté par l’AFP, le président du Stade Toulousain, Didier Lacroix, appelle à réformer le salary cap. Il juge le dispositif actuel en partie illégal et incohérent.

Le club, triple champion de France, rappelle soutenir le principe d’un plafond fixé à 10,7 millions d’euros par saison pour la masse salariale des joueurs du Top 14. Mais selon Didier Lacroix, certaines règles doivent être revues, faute de quoi le système “s’effondrera sur lui-même”.

Il pointe notamment deux points qu’il estime contraires au droit : l’obligation d’intégrer au salary cap les revenus versés aux joueurs par des partenaires liés aux clubs, et la prise en compte du remboursement à un joueur de la clause de dédit qu’il a payée pour quitter prématurément son ancien club. Sur ce dernier volet, le Stade Toulousain a déjà été sanctionné: 50 000 euros d’amende en 2023 lors du départ de Cheslin Kolbe vers Toulon, puis, en 2025, une contribution de 1,3 million d’euros à la LNR pour l’arrivée de Melvyn Jaminet depuis Perpignan.

Didier Lacroix met aussi en cause l’indépendance réelle du salary cap manager vis-à-vis de la Ligue nationale de rugby et dénonce l’obligation faite aux joueurs de déclarer des revenus n’entrant pas dans l’assiette du salary cap, qu’il considère comme une atteinte au respect de la vie privée. Le Stade Toulousain demande d’ouvrir enfin le débat, non pas sur le principe du salary cap, mais sur ses modalités d’application.

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