Dans une fin de match irrespirable, Perpignan a renversé le Stade Toulousain au mental pour s’imposer 30-27 à Aimé-Giral. Menée jusqu’à l’entrée du dernier quart d’heure, l’USAP a puisé dans ses ressources et dans l’énergie de son public pour signer une victoire capitale dans la course au maintien.
Quel match incroyable !
Pour ouvrir l’année civile, le Top 14 proposait un duel déséquilibré sur le papier entre Toulouse, solide leader du championnat, et Perpignan, lanterne rouge. Avant le coup d’envoi, Laurent Labit appelait ses joueurs à concrétiser les progrès entrevus ces dernières semaines. Face à une équipe toulousaine restée sur six succès consécutifs, le défi était immense.
Portés par un Aimé-Giral incandescent, les Catalans ont pourtant frappé les premiers. Deux pénalités d’Aucagne et d’Urdapilleta ont lancé l’USAP, avant un essai en contre parfaitement senti par De la Fuente et conclu par Granell (11-0). Toulouse a alors haussé le ton. Guidés par l’expérience de Teddy Thomas puis la puissance de Bertrand et la vista de Graou, les hommes d’Ugo Mola ont progressivement inversé la dynamique pour virer en tête à la pause (11-20).
Comme en première période, Perpignan est revenu avec de meilleures intentions après les vestiaires. Ruiz a ramené les siens à hauteur après une touche toulousaine mal négociée, mais les Rouge et Noir, plus pragmatiques, ont repris de l’air grâce à la botte de Gourgues (16-27). À ce moment-là, le leader semblait avoir fait le plus dur.
C’était sans compter sur la révolte catalane. Poussée par son public, l’USAP a trouvé les ressources pour renverser le scénario. Yato a d’abord relancé l’espoir en franchissant plein champ, avant qu’Oviedo ne fasse chavirer Aimé-Giral en concluant un maul porté décisif à quatre minutes du terme.
Grâce à ce succès de caractère, Perpignan décroche une deuxième victoire cette saison et quitte provisoirement la dernière place du classement. Toulouse repart avec un bonus défensif, mais voit ses poursuivants se rapprocher. Une soirée renversante pour les Sang et Or, qui relancent pleinement leur lutte pour le maintien.