Quel match à la cathédrale !
Le triple champion de France en titre, le Stade Toulousain, s’est incliné 30-27 au stade Aimé-Giral en feu devant la performance incroyable de l’USAP. Jusqu’alors lanterne rouge du Top 14 avant cette 14ème journée, les Catalans passent devant Montauban provisoirement au classement et se rapprochent sérieusement d’une treizième place significative de barrage d’accession face au futur finaliste de Pro D2.
Si les Perpignanais ont commencé le match tambour battant (11-0 à la dixième minute), Toulouse s’est ressaisi, et malgré les absences de cadres tels que Romain Ntamack, Antoine Dupont, Thomas Ramos ou Julien Marchand, arrivait à rentrer au vestiaire à la pause en menant 11-21.
C’était sans compter la furia catalane qui a réussi à dompter les Rouges et Noirs en fin de match, avec un essai de la victoire sur ballon porté de Joachim Oviedo à cinq minutes du terme.
Les évaluations des joueurs.
Ritchie, homme du match
Quelle prestation de la part de l’Écossais !
Impérial en touche, auteur de 11 plaquages et d’un ballon gratté crucial dans les 22 catalans en fin de match, le troisième ligne a tenu son rang d’international et prouvé son talent, et surtout sa motivation au sein de l’effectif.
Toujours dans le travail de l’ombre au bord des rucks, il a réussi à ralentir les attaques toulousaines lorsque ce fut nécessaire. Une exemplarité à toute épreuve.
Thomas, Bertrand, Costes impressionnent à Toulouse, Malolo, Velarte et Tanguy solides
Avec un effectif remanié pour le déplacement à Perpignan en vu des deux prochaines échéances en Champions Cup qui arrivent, certains toulousains ont brillé néanmoins.
À commencer par Paul Costes. Le trois-quart centre a réalisé pas moins de 4 passes après contact, mettant constamment du danger dans la défense adverse.
Benjamin Bertrand, auteur d’un essai en force en première mi-temps, confirme les espoirs portés en lui et devient de plus en plus une option crédible pour l’équipe de France.
Enfin, Teddy Thomas a retrouvé une nouvelle jeunesse. Encore une fois très en jambe et inspiré, l’ancien Racingman s’est vu récompensé d’un essai grâce à plusieurs crochets intérieur à quelques mètres de l’en-but catalan. Un essai qui a relancé le Stade Toulousain mené 11-0. L’ailier a même repris à la course à un mètre de son en-but Duguivalu qui partait à l’essai après une interception.
Alivereti Duguivalu justement, a été décisif côté catalan.
Très solide en défense (6/6) dans des situations chaudes, le trois-quart centre s’est démené en attaque tout le match.
Lucas Velarte, lui, a été irrésistible en défense. Avec 13 plaquages effectués pour 4 grattages gagnés, le troisième ligne a énormément pesé dans la rencontre pour maintenir l’USAP à flot.
Matthieu Tanguy, lui, a contenu la puissance des avants du Stade Toulousain, notamment celle d’Emmanuel Meafou. Avec 8 plaquages effectués et 12 mètres gagnés balle en main après contact, le deuxième ligne a été lui aussi un atout majeur du pack catalan.
Mention spéciale au talonneur Sama Malolo qui a gagné 38 mètres balle en main !
De la Fuente, Urdapilleta, Castro-Ferreira, Graou en difficulté
Une fois n’est pas coutume, le demi d’ouverture Benjamin Urdapilleta a un peu plus souffert que d’habitude à Aimé-Giral.
Touche très tôt au genou droit, l’Argentin a joué sur une jambe et eu du mal en défense. Il a souvent été visé par l’attaque toulousaine avec trois plaquages manqués.
Jeronimo de la Fuente, lui, a souffert de la vitesse des trois-quarts du Stade Toulousain. Souvent pris à défaut par Costes ou Vignères, l’Argentine s’est démené mais a été limité (3 plaquages manqués). Il a tout de même été décisif sur le premier essai du match avec un coup de pied rasant pour Maxim Granell.
Côté stadiste, Mathis Castro-Ferreira et Paul Graou ont été en difficulté.
Bien que Graou s’est repris en deuxième partie de première mi-temps, le demi de mêlée gersois a été bousculé en début de rencontre, et multiplie des erreurs de jeu en seconde.
Castro-Ferreira, lui aussi, ne s’est pas mis en évidence. Trois petits plaquages à son actif (et un manqué). Une pénalité concédée et très peu d’influence dans le jeu. Un jour sans pour le toulousain.
Le banc catalan défonce celui du Stade
Alors que l’USAP était menée 11-21 à la pause, Laurent Labit a opté pour une vague de changements dans son paquet d’avant. 4 rentrées directes qui seront décisives avec Oviedo, Yato et Ruiz qui marqueront chacun un essai en deuxième essai.
En comparaison, le banc toulousain n’a pas apporte satisfaction.
Alexandre Roumat, a été pénalisé à deux reprises lors de son entrée en jeu. Georges-Henry Colombe n’a pas pesé en mêlée. Les deux bizuts, Romeo Martin-Bonnard et Jérémy Nemor, n’ont pas pu s’exprimer et tenter de faire la différence en fin de match pour empêcher l’USAP de revenir au score.