L’Italie a encore un cap à franchir dans le Tournoi des Six Nations, et l’Écosse le lui a bien rappelé.
Avec une défaite 31-19 ce samedi à Murrayfield, les coéquipiers d’Ange Capuozzo rentrent à Rome avec beaucoup de frustration de ne pas avoir pu ramener quelque chose d’Édimbourg. Car la débauche d’énergie a été impressionnante pendant 80 minutes.
Mais les erreurs défensives, parfaitement exploitées par Finn Russell et ses coéquipiers ont coûté très très cher.
Dès la première action du match, l’Italie montre qu’elle défendra tout le long du match beaucoup trop serrée, de peur peut-être de subir les charges écossaises (aux épices sud-africaines).
Pire, on remarque que les Italiens ne sont pas du tout équilibrés dans leur répartition de joueurs en défense :

Au moment de la prise de balles de Finn Russell, beaucoup trop d’italiens sont sur le côté fermé. Ce qui laisse beaucoup trop d’espaces à Blair Kinghorn pour manœuvrer et décaler Van der Merwe.
Duhan Van der Merwe justement. Aligné en numéro 11 sur ce match, on l’a donc très souvent vu au duel face à… Ange Capuozzo. Inutile de vous préciser qui est avantagé dans le rapport de force. L’ailier toulousain a souffert face à son vis-à-vis.
Comme ici, Capuozzo a subit à l’impact, et permis à Van der Merwe de passer les bras. On aurait préféré voir l’Italien à l’arrière, là où il excelle dans la relance.
Finn Russell, auteur d’un match mitigé, a néanmoins réussi à toucher les couloirs avec sa qualité de passe. Que ce soit ici sur un ballon de récupération.
Ou ici, avec des Écossais qui ont bien exploité le surnombre avec un bon passage en leurre.
Il faut dire, encore une fois, que les Italiens étaient très mal redistribués sur la largeur…

Pour la route, une nouvelle séquence des Azzurri en défense. Russell est sur un fauteuil pour lancer ses coéquipiers à plat qui gagnent la ligne d’avantage et mettent l’équipe dans l’avancée.
Malgré 192 plaquages réussis pour 88% de réussite (et un bon total de caramels), les Italiens ont manqué de rigueur défensivement et ont laissé les couloirs trop facilement exploitables par les Écossais. Gageons qu’ils se rattraperont le week-end prochain face aux Gallois à Rome pour la deuxième journée du Tournoi des Six Nations.