Lors du match opposant la France à l’Italie, Maxime Lucu et le pack français ont pour la première fois opté pour un configuration de banc 7-1, une stratégie réputée apportée par les Springboks et utilisée lors du dernier Tournoi des Six Nations par les Français.
Selon les recherches de la Fédération internationale World Rugby, cette tactique qui consiste à avoir sept avants et un seul arrière parmi les remplaçants n’accroit pas significativement le risque de blessure.
L’approche a tout d’abord suscité des moqueries. Beaucoup se demandaient pourquoi Fabien Galthié, l’entraîneur des Bleus, tenterait d’imiter les Springboks, connus pour cette méthode tactique novatrice. Rassie Erasmus, l’entraîneur sud-africain, avait expliqué que n’avoir des remplaçants principalement en ligne arrière était utile uniquement en cas de blessure ou de mauvaise performance. Selon lui, laisser un arrière sur le banc équivalait à gaspiller un joueur.
L’équipe française a adopté cette tactique lors du dernier Six Nations, notant des succès contre l’Italie, l’Irlande et l’Ecosse. A partir de la 50ème minute, les Bleus, par leur puissance et leur fraicheur, ont apporté un dynamisme nouveau à leur pack. Galthié a expliqué que la décision d’adopter cette approche était conjointement décidée avec le staff et les joueurs malgré les risques potentiels.
Cependant, cette méthode a suscité des critiques, principalement liées aux risques de blessure quand un pack complet est amené autour de la 50ème minute. Gregor Townsend, l’entraîneur écossais, a exprimé des doutes quant à l’idée de remplacer toute une équipe à mi-temps, suggérant que c’était à World Rugby de décider de ce qui était permis à ce sujet.
Alan Gilpin, directeur général de World Rugby, a déclaré que d’un point de vue scientifique et médical, il n’existe pas de problèmes spécifiques à cette stratégie. Il n’a trouvé aucune preuve que l’introduction de nouveaux joueurs dans la dernière partie du match induit un risque accru de blessures.
Avec cette tactique, l’Afrique du Sud a remporté la Coupe du Monde 2023 et la France, le Tournoi 2025. Paul Boudehent, troisième ligne de l’équipe française et du Stade Rochelais, a salué cette approche, affirmant que le but est de donner tout son maximum pendant 50 minutes, sachant qu’il y a des remplacements disponibles. Maxime Lucu, qui a participé à la victoire dans le Tournoi, a également loué cette stratégie.