Une victoire probante face aux Springboks à Auckland ce samedi 35 à 20, et revoici la Nouvelle-Zélande en terreur du rugby à deux mois de la coupe du monde.
Les All Blacks sont bel et bien de retour aux affaires. En s’imposant avec brio face aux champions du monde sud-africains, l’équipe de Ian Foster a envoyé un message clair à la planète rugby. Le match de la semaine dernière face à l’Argentine n’était pas un tir isolé.
Pour la deuxième fois consécutive, les néo-zélandais ont commencé leur match tambour battant avec un rythme démentiel. Une vitesse d’exécution folle où les joueurs à la tunique noir ont balayé le terrain avec le ballon et ont pris de vitesse la défense adverse. Un essai rapide d’Aaron Smith, bien servi par Will Jordan, en conclusion d’un superbe mouvement collectif des Blacks en est le symbole.
L’entame, la clef des Blacks ?
Sans doute marqués par les entames françaises irlandaises des confrontations de 2021 et 2022, les coéquipiers d’Ardie Savea ont opté en ce début de Rugby Championship pour une pareille stratégie. Pour l’instant celle-ci est payante. Si les Springboks ont montré un autre visage en deuxième mi-temps, ils partaient de trop loin pour espérer renverser la vapeur.
De plus, avoir le score en sa faveur est quelque chose de très confortable pour la Nouvelle-Zélande. Avec leur capacité de contre hors norme, c’est du pain béni que de jouer une équipe qui doit se découvrir pour tenter de revenir au score. Les opportunités sont plus importantes. Et les Français approuvent cette méthode puisqu’ils en sont les dépositaires depuis le début de l’ère Galthié.
Mo’Unga marque des points
L’ouvreur des Crusaders n’a pas seulement marqué des points au pied à Auckland ce samedi. Il en a également marqué auprès du staff pour gagner sa place comme titulaire à la coupe du monde. Auteur d’un 6/7 dans l’exercice du tir-au-but, il a été meilleur que Damian McKenzie qui lui a loupé plusieurs tentatives face aux Pumas.
De plus, Mo’Unga s’est révélé très propre et rapide dans sa distribution pour ses trois-quarts. La présence en plus des frères Barrett comme distributeurs facilite également le déplacement du ballon dans la largeur du terrain. Les ailiers Jordan et Telea ont pu s’exprimer et jouer leur duel.
Mo’Unga part donc avec un temps d’avance face à McKenzie. Il reste néanmoins la Bledisloe Cup face à l’Australie dans deux semaines pour déterminer définitivement quel ouvreur mènera la Nouvelle-Zélande face aux Bleus le 8 septembre prochain.
Plus de combat
C’est LE domaine où les All Blacks étaient attendus. Face aux Springboks, rien de mieux que de se tester dans le combat et l’intensité physique. Les joueurs tels qu’Ardie Savea, Scott Barrett, Ethan de Groot et même Dalton Papalii en deuxième mi-temps ont montré de très belles qualités et ont permis aux attaquants néo-zélandais d’avoir de très bons ballons à exploiter.
Même si les Boks ont passé la seconde lors du retour des vestiaires, les coéquipiers de Beauden Barrett n’ont pas semblé perturbé et ont continué à manier le ballon comme ils ont l’habitude de le faire.
La Nouvelle-Zélande semble donc partir sur de solides bases pour arriver au point en septembre en France. En plus d’avoir trouvé une composition d’équipe satisfaisante, elle a repris des couleurs dans le combat et peut tout à fait prétendre à répondre au défi physique de l’équipe de France ou de l’Irlande.