Il fait parti de cette famille d’arrières polyvalents qui ont régalé la Nouvelle-Zélande ces dernières décennies. Comme Ben Smith, Christian Cullen ou Mils Muliaina, Will Jordan est le digne héritier des relanceurs/finisseurs hors pairs All Blacks. Un style de jeu bien défini et reconnaissable.
Depuis sa première sélection face à l’Argentine en 2020 dans le Rugby Championship, le joueur des Crusaders ne cesse d’impressionner et d’éblouir le terrain de son talent. En 22 sélections, il a marqué autant d’essais sous la tunique noir. Tout simplement hallucinant.
Toujours le buste droit, sa pointe de vitesse et son instinct font de lui un des atouts numéro un de Ian Foster, le sélectionneur néo-zélandais. En témoignent ses statistiques face aux Springboks ce week-end :
– 72 mètres gagnés balle en main
– 12 courses balle en main
– 7 défenseurs battus
– concerné sur 3 essais (deux fois passeur une fois marqueur)
Capable d’atteindre les 35 km/h en course, Jordan possède également un excellent jeu au pied comme il l’a utilisé à la perfection en novembre 2021 face à l’Irlande notamment. Et si Beauden Barrett n’était pas présent dans l’effectif, la place de numéro 15 lui reviendrait de droit sans contestation.
Will Jordan enchantera le grand public lors de la coupe du monde à coup sûr. Joueur racé et élégant, il fait l’unanimité en Nouvelle-Zélande et saura terroriser les défenses adverses en France.
Le gros point noir le concernant reste son état de santé. En effet Will Jordan souffre de migraines chroniques. En plus des maux de têtes, des symptômes tels que des nausées ou des vomissements accompagnent le natif de Christchurch.
C’est un vrai problème pour l’encadrement technique néo-zélandais qui devra croiser les doigts pour que son prodige puisse arriver en forme le 8 septembre face à la France lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde.