Le Leinster Rugby a envoyé un message fort lors de l’ouverture des quarts de finale de l’Investec Champions Cup, vendredi soir, en battant les Glasgow Warriors par une victoire écrasante de 52-0 à l’Aviva Stadium. En inscrivant huit essais et en neutralisant ses adversaires, le Leinster a fait un grand pas vers la finale à Cardiff. L’entraîneur de Glasgow, Franco Smith, n’a pas tari d’éloges, qualifiant le Leinster de « meilleure équipe » qu’il ait jamais vue.
Cette victoire, la deuxième plus large jamais enregistrée en quart de finale de Champions Cup, a mis en évidence la domination du Leinster dans cette campagne. La province irlandaise a désormais marqué 142 points sans riposte, après sa victoire lors du dernier match de poule contre Bath Rugby et son succès 62-0 contre les Harlequins en huitième de finale.
Jordie Barrett, nommé joueur du match Investec, a ajouté encore plus de dynamisme à une performance déjà complète. Interrogé sur le risque de voir la suffisance s’installer, il a répondu : « C’est possible, mais c’était notre défi. Si vous vous sentez suffisamment concernés, alors vous ne la laisserez pas s’installer».
En ce qui concerne la demi-finale, le All Black a commenté : « Nous devons nous améliorer chaque semaine et c’est notre défi du moment, nous devons juste nous concentrer sur ce qui est en face de nous».
Malgré ses défaites lors des trois dernières finales de l’Investec Champions Cup, le Leinster Rugby reste l’un des grands favoris pour remporter le titre à Cardiff en mai. Maintenant, c’est aux Northampton Saints de trouver un moyen de perturber leur élan dans leur demi-finale à l’Aviva Stadium le samedi 3 mai.
Un effectif complété par des étoiles
Outre l’effectif qui comporte un grand nombre de titulaires en équipe d’Irlande, le Leinster a décidé à l’été 2024, suite à une énième désillusion en finale de Coupe d’Europe, de recruter des cadors étrangers pour rivaliser avec les effectifs déjà pléthoriques du Stade Toulousain et de l’Union Bordeaux-Bègles.
Les deux clubs français, ayant un grand nombre d’internationaux tricolores, s’appuient sur des étrangers qui font les beaux jours d’Ernest Wallon et de Chaban Delmas : Capuozzo, Willis, Kinghorn, Van Resburg, Tameifuna, Petti, Gray… autant de noms claquants qui ont convaincu le Leinster de faire pareil.
Avec l’arrivée de RG Snyman pour densifier le pack irlandais, de Rabah Slimani pour caler la mêlée et apporter son expérience sur ce secteur de jeu prépondérant en France, l’entraîneur de la province Léo Cullen a également opté pour faire venir dans son effectif la star All Black Jordie Barrett pour une pige de six mois.
Résultat : non seulement le pack du Leinster continue d’être compétitif, mais en plus possède un facteur x derrière qui fait la différence dans l’attaque irlandaise, et dont des jeunes s’inspiront pour les prochaines saisons (Jimmy et Tommy O’Brien, Ciaran Frawlay, Jamie Osborne entre autres).
La défense made in Nienaber
Enfin, ce qui définit le jeu du Leinster depuis cette saison, est la défense inversée.
Avec zéro point encaissé en phase finale en deux matchs, les Irlandais impressionnent avec leur nouvelle stratégie apportée par l’ancien sélectionneur des Springboks Jacques Nienaber.
Pas encore en place lors de la finale 2024 de Champions Cup face au Stade Toulousain (et qui avait coûté l’essai de la victoire marqué par Mathis Lebel), cette blietz-defense s’avère être une arme redoutable qui paralyse les attaques adverses.
Il sera intéressant de voir comment les Northampton Saints tenteront de percer cette défense en demi-finale.
Et peut-être comment l’UBB ou le Stade Toulousain s’y prendront en cas de finale…