Le centre international italien Tommaso Menoncello, rejoindra le Stade Toulousain la saison prochaine. Il quittera Trévise, un transfert présenté comme l’un des gros coups du marché.
L’information a été confirmée par le directeur général de Benetton, Antonio Pavanello, au journal Il Gazzettino, qui a précisé que, comme Albornoz, “Tommy” partira en France mais restera au club jusqu’en mai. L’ouvreur argentin Tomás Albornoz, lui, s’est d’ailleurs engagé avec le RC Toulon la semaine dernière.
En 2024, Menoncello a été élu meilleur joueur du Tournoi des Six Nations, succédant au capitaine des Bleus Antoine Dupont. Plus jeune lauréat de l’histoire, il est aussi le premier Italien récompensé depuis l’arrière Andrea Masi en 2011.
Embouteillage au centre à Toulouse ?
Avec l’arrivée de Menoncello au Stade Toulousain, les places au centre du côté d’Ernest Wallon risquent d’être encore plus chers !
Avec l’explosion de Kalvin Gourgues (néo-international), Paul Costes qui enchaîne les titularisations, Pierre-Louis Barassi actuellement blessé mais avec le statut de titulaire avec Santiago Chocobares, les prétendants au centre de l’attaque Rouge et Noir sont nombreux.
Conséquence : Paul Costes pourrait aller voir du côté de Clermont. Mais avec la situation sportive de l’ASM, rien n’est moins sûre…
Quoi qu’il en soit, le Stade Toulousain récidive en matière d’embouteillage, comme ce fut le cas en 2022 avec les arrivées d’Angers Capuozzo et de Melvyn Jaminet au poste d’arrière, là où Thomas Ramos était déjà installé au club en patron.
Reste à voir si la venue de Menoncello sera sportivement justifiée (compte tenu de l’effectif déjà présent), et surtout financièrement réglementaire d’un point de vue comptable…
Et Trévise se fait piller…
Si vous aimez le rugby italien, vous serez forcément déçus de voir Trévise perdre consécutivement Albornoz et Menoncello.
Surtout, c’est encore une fois la continuité d’un phénomène économique du rugby européen qui tue la concurrence : les clubs français vampirisent les meilleurs éléments étrangers, et rendent de facto les clubs anglais, écossais et donc italiens moins compétitifs en Champions Cup.
Que ce soit Jack Willis, Zack Mercer, Blair Kinghorn, Jamie Ritchie, David Ribbans, Paolo Garbisi et maintenant Menoncello et Albornoz (et on en oublie), les clubs français profitent de leur supériorité financière (à juste titre) au détriment du spectacle en Champions Cup.
Dommage.