Mathias Dantin a eu l’honneur de porter la flamme olympique lors des Jeux olympiques de Paris 2024.
Mathias, qui avait 17 ans à l’époque, a été sévèrement plaqué lors d’un match de rugby à 7 entre deux lycées des Hautes-Pyrénées, ce qui l’a rendu tétraplégique.
Le fautif de ce plaquage dévastateur lors de ce match scolaire il y a deux ans, a été condamné à neuf mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Tarbes. Mathias, touché à la colonne cervicale, n’a pas pu se relever. En décembre dernier, le ministère public avait demandé une peine de 18 mois de prison avec sursis contre l’auteur de l’agression.
Mathias Dantin, maintenant diagnostiqué comme tétraplégique incomplet, vit sur un fauteuil roulant automatisé. Il déclare avoir perdu l’usage de ses membres inférieurs et ne dispose que d’une mobilité très limitée de ses bras. Au tribunal correctionnel de Tarbes, soutenu par l’équipe de France de rugby et certains joueurs du Stade Toulousain, Mathias demandait la pleine reconnaissance et une juste indemnisation de son préjudice. Il a déclaré : « J’ai subi une agression. C’est un joueur dont j’avais précédemment noté l’agressivité lors d’un tournoi UNSS (Union nationale du sport scolaire). Comme moi, il jouait en club et était meilleur que les autres élèves. Il voulait le montrer… et à force de vouloir montrer et ne pas contrôler, ce qui m’est arrivé est arrivé. »
L’auteur du plaquage, alors âgé de 20 ans, a nié toute violence intentionnelle. « Depuis cet accident, le rugby est devenu impossible pour moi. Il est même difficile de regarder un match », avait-il confié au tribunal en décembre. Son avocat, Me Pascal Nakache, avait parlé d’un mouvement « maladroit et tragique » mais qui « n’a jamais eu l’intention de blesser la victime ». En réponse à cette tragédie, l’UNSS avait suspendu la pratique du rugby pendant un mois.
Le tribunal correctionnel de Tarbes a reconnu la violence ayant entraîné une infirmité permanente. En plus des neuf mois de prison avec sursis, le responsable du plaquage a été condamné à payer une indemnité de 2 000 euros à Mathias Dantin et à sa famille.