Pour une équipe qui a vaincu chacun de ses principaux adversaires et décroché la première place au classement mondial depuis plus d’un an, l’Irlande semble étonnamment peu mise en avant pour la prochaine Coupe du Monde de Rugby.
Andy Farrell et son équipe, invaincus depuis le début de leur tournée en Nouvelle-Zélande l’année dernière, sont crédités d’à peine 46 % de chances de terminer en tête de leur groupe dans le tournoi, selon les prévisions des fans sur RugbyPass Road to the Final.
Le groupe de l’Irlande est effectivement très relevé, comprenant également des équipes de premier plan comme l’Afrique du Sud et l’Écosse, sans oublier les Tonga et la Roumanie. Stuart Hogg, récemment retiré de l’équipe nationale d’Écosse, prévoit même que son pays n’atteindra pas les quarts de finale, laissant la première place du groupe à l’Afrique du Sud. Cependant, Ben Darwin, ancien Wallaby, a une vision différente. Il est le DG de Gain Line Analytics, une société spécialisée dans l’analyse de la cohésion d’équipe.
Darwin, s’exprimant sur le Aotearoa Rugby Pod, met en avant que la réussite d’une équipe repose « moins sur le talent individuel que sur une compréhension collective ». Il prend pour exemple la performance d’équipes internationales ayant réussi grâce à des combinaisons éprouvées en club.
Selon Darwin, « la cohésion d’équipe peut faire la différence jusqu’à 80 %, alors que le talent individuel ne contribue qu’à 2-3 % du succès ». Ses analyses ont été corroborées par les résultats des Coupes du Monde précédentes.
Pour cette édition de la Coupe du Monde, Darwin est catégorique : il ne comprend pas pourquoi l’Irlande n’est pas considérée comme la favorite. Selon lui, l’équipe a toutes les qualités pour gagner, à moins d’une catastrophe.
Il même prédit une finale entre l’Irlande et la Nouvelle-Zélande. Les coéquipiers de Jonathan Sexton débutent leur parcours en Coupe du Monde ce week-end contre la Roumanie.