Avec l’Afrique du Sud championne du monde de rugby 2023, c’est le rugby de démolition et la défense qui ont triomphé en France. Une bien triste image du rugby qui devait pourtant être préservée avant le début de la compétition.
En effet, la fédération internationale, World Rugby, avait sorti comme directive en janvier dernier que l’attaque devait être avantagée aux dépends de la défense.
Étaient notamment visées les attitudes au sol des gratteurs lors des phases de plaquage.
L’a-t-on senti durant la Coupe du Monde ? Non. Est-ce l’inverse qui s’est produit ? Oui.
Durant la phase finale, les équipes qui produisaient du jeu ont été pénalisées, et ce sévèrement.
À commencer par l’équipe de France qui s’est heurtée à la défense (à la faute) des Springboks. Ou encore récemment les Néo-zélandais, joueurs en finale, et pas récompensés au score.
Il faut dire que la volonté systématique de ralentir les libérations de balle a trop peu été sanctionnée durant les rencontres.
Outre les multiples exemples du quart de finale entre la France et l’Afrique du Sud, les grattages cruciaux illicites ont fait la différence.
On se souvient du conteste de Kwagga Smith qui avait la main au sol en grattant le ballon en quart. Le même Smith la main au sol pour récupérer le ballon à deux minutes de la fin de la finale.
Les plaqueurs Kolisi, Vermeulen, Mostert qui traînaient dans les regroupements sans jamais être inquiétés par le corps arbitral.
Tout cela alors que c’était exactement l’inverse qui avait été demandé par World Rugby pour favoriser le spectacle.
Comment expliquer une telle contradiction ?
C’est incompréhensible et cela a entaché la qualité de la Coupe du Monde 2023 de rugby.