Le club est auditionné ce lundi par l’instance disciplinaire du rugby français, avec la menace de nouvelles sanctions.
L’audience du Stade Toulousain devant l’Autorité de régulation du rugby (A2R), au siège de la LNR dans le 17e à Paris, a débuté ce lundi dans le cadre du transfert de Melvyn Jaminet. Le président Didier Lacroix est absent. Son avocat, Me Bruno Cavalié, a dit à son arrivée être surpris que la séance se tienne à huis clos, sans raison valable selon lui. Il a ajouté qu’ils s’exprimeraient peut-être à la sortie, selon le déroulé de l’audience.
« Nous sommes absolument stupéfaits que l’audience se tienne à huis clos, rien ne le justifie à nos yeux », a commenté Maître Cavalié, prudent sur la suite : « On vous dira peut-être quelques mots après, selon la manière dont cela se déroule. »
Le club avait demandé publiquement il y a une semaine que l’audience soit ouverte, mais la réponse négative n’est tombée que dimanche soir, ce qui a surpris son entourage. Pourtant, en matière disciplinaire, les huis clos sont quasiment la règle.
Depuis 14h30, le Stade Toulousain est entendu sur les flux financiers ayant circulé entre le club et la société Pacific Heart, dans le cadre d’un stage et d’un match amical prévu aux Fidji. Didier Lacroix, le président, n’était present qu’en visioconférence.
Les échanges s’annoncent longs. La décision du conseil de discipline n’est pas attendue avant la fin de semaine. Si le club devait être sanctionné, il disposerait de recours : d’abord devant la commission d’appel de la FFR – sans effet suspensif –, puis éventuellement devant le CNOSF et, en dernière instance, devant le Tribunal arbitral du sport.
Leader du Top 14, le Stade Toulousain a lancé sa campagne européenne dimanche par une large victoire contre les Sharks (56-19).