Rugby. L’état de Noah Loubety « semble aller mieux » selon la Ligue Occitanie de Rugby

Encore entre la vie et la mort lundi, le jeune ailier de Sévérac-d’Aveyron a vu son état légèrement s’améliorer, a annoncé la Ligue Occitanie de rugby.

Dimanche 22 février, les réserves de Régionale 2 de Maureilhan-Montady (Hérault) et de Sévérac-d’Aveyron s’affrontaient. Le match a basculé en seconde période. À quelques minutes du coup de sifflet final, Noha Loubety, 23 ans, a reçu un violent coup de poing à la tempe d’un adversaire après un plaquage décisif. Il s’est effondré aussitôt. Héliporté à Rodez puis à Toulouse lundi matin, il a été opéré. Il souffre d’une hémorragie cérébrale avec enfoncement du crâne et son pronostic vital était alors engagé.

Dans un communiqué mardi, la Ligue Occitanie de rugby a indiqué que le pronostic vital semblait levé et que l’état du joueur montrait une légère amélioration. Le docteur Pous, président de la commission médicale de la LOR, suit son évolution de près. La Ligue est en contact permanent avec ses parents et, avec la Fondation Ferrasse, met en place une aide d’urgence pour leur permettre de rester à ses côtés à Toulouse.

Sur le plan sportif, le Conseil de discipline, instance indépendante, a été saisi. L’arbitre, très choqué, a remis son rapport dès dimanche soir et les images sont disponibles. Des sanctions seront prises en conséquence.

Sur le plan judiciaire, le joueur présumé auteur du coup a été placé en garde à vue par le procureur de Rodez, en charge du dossier.

Placé en garde à vue dimanche après-midi, il est désormais poursuivi pour violences volontaires ayant entraîné une infirmité permanente, a indiqué le procureur de Rodez, Nicolas Rigot-Muller.

Le juge des libertés et de la détention, saisi d’une demande de placement en détention provisoire, a finalement opté pour un contrôle judiciaire. Celui-ci impose un pointage hebdomadaire, un suivi psychologique, l’interdiction de se rendre dans tout club de rugby et de contacter les joueurs des deux équipes.

Le parquet décidera de la suite à donner, et la LOR déterminera alors sa démarche juridique, y compris une possible constitution de partie civile, pour défendre l’intérêt du rugby occitan.

La Ligue dénonce un acte « insupportable » et souligne qu’aucune excuse n’est possible. Le rugby doit apporter bien-être, joie et convivialité. « Passée l’émotion, la gestion reprendra ses droits : il y aura un avant et un après », conclut-elle.

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