Le Tournoi des Six Nations 2024 débute ce vendredi 2 février par un titanesque France – Irlande au Stade Vélodrome de Marseille. En attendant ce week-end et pour me mettre dans l’ambiance, j’ai commencé à regarder la série Netflix « 6 Nations : Full Contact » par les créateurs de « Drive to Survive » sur la Formule 1.
L’épisode 3, axée sur la rencontre entre la France et l’Irlande l’an dernier à Dublin (32-19 pour les Verts), s’intéressait à Andrew Porter, pilier gauche irlandais.
Et cet épisode m’a mis la larme à l’œil. De par l’histoire bouleversante du joueur, qui a perdu sa maman à l’âge de douze ans. Elle était victime d’un cancer du sein.
Voir ce colosse et gaillard rugbyman, porter les stigmates du combat sur son visage (cicatrices, oreilles en chou fleurs, bleus, etc) et paraitre aussi vulnérable et sensible en parlant de sa maman qui lui manque, disparu lorsqu’il rentrait au collège, à un moment où il en avait besoin dans un nouvel environnement, m’a bouleversé.
« Tous les jours, je souhaiterais qu’elle soit là pour me voir jouer ». Cette phrase m’a achevé face à une personne aussi sincère et attendrissante qu’Andrew Porter. Un bonhomme vrai et jovial lorsqu’on le filme, qui veut amuser la galerie et faire plaisir à son public. Mais qui cache en son for intérieur une peine insoutenable.
Et c’est en cela que la série Netflix est réussie. Si elle ne s’intéresse pas à la tactique et stratégie, elle a le mérite de présenter des êtres humains dans leurs doutes, leurs faiblesses, qui s’avèrent être de grands Seigneurs et hommes extraordinaires. Et quel autre sport que le rugby pour révéler des gars pareil ? C’est ce que le grand public aura le loisir de découvrir à travers les huit épisodes de la série.
Mention spéciale à Sebastian Negri également…