Équipe de France. Matthieu Jalibert a mis tout le monde d’accord dans ce Six Nations

L’absence de Romain Ntamack faisait peser une énorme attente sur Matthieu Jalibert. L’ouvreur de l’Union Bordeaux-Bègles a pourtant répondu présent et a été l’un des artisans majeurs du sacre de la France dans le Tournoi des Six Nations 2026.

Jalibert assume son statut

Attendu au tournant, Jalibert a pleinement assumé le rôle de numéro 10 titulaire pendant le Tournoi (il a manqué le match contre l’Italie). Inspiré en attaque, décisif sur plusieurs actions et bien plus solide en défense que par le passé, il a dirigé le jeu français avec autorité.

Après la victoire finale contre le England national rugby union team, il résumait son objectif : être lui-même et aider le collectif à gagner.

Une charnière à trois têtes

Le staff mené par Fabien Galthié a opté pour une organisation originale :

Antoine Dupont en demi de mêlée, Jalibert et Thomas Ramos alternant dans l’animation au poste d’ouvreur.

Cette alternance a souvent désorienté les défenses adverses. Elle s’est illustrée dans la finale du Tournoi au Stade de France, conclue par la pénalité décisive de Ramos après la sirène.

Jalibert raconte d’ailleurs avoir été surpris par le calme de son coéquipier avant la tentative : en le voyant sourire avant de taper, il a immédiatement compris que Ramos allait réussir.

Une maturité nouvelle

Un moment aurait pourtant pu faire basculer son match : la passe interceptée par Ollie Chessum pour un essai anglais.

Mais le Bordelais a su rester lucide. Selon lui, c’est justement dans ces moments que sa progression mentale se voit : accepter les erreurs et continuer à jouer.

L’arme Bielle-Biarrey

L’un des grands bénéficiaires de son animation offensive a été Louis Bielle-Biarrey. L’ailier a été phénoménal durant le Tournoi, notamment contre l’Angleterre avec quatre essais.

Jalibert résume son influence avec humour : dès que le ballon arrive dans l’espace pour lui, « le casque rouge marque ».

Un sacre collectif malgré les défauts

Tout n’a pourtant pas été parfait pour les Bleus. Jalibert reconnaît que la défense a souffert sur les deux derniers matchs, notamment face à l’Écosse et l’Angleterre, où la France a encaissé énormément de points.

Mais l’attaque tricolore, explosive et créative, a permis d’aller chercher le titre.

Retour rapide au Top 14

À peine le trophée soulevé, Jalibert doit déjà se replonger dans le quotidien du championnat avec l’UBB. Un choc l’attend face au Stade Toulousain dimanche soir.

Mais pour l’ouvreur bordelais, un moment restera au-dessus de tout : celui où les Bleus ont soulevé le trophée du Tournoi — la confirmation qu’il a définitivement franchi un cap en équipe de France.

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